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Le Viêt-Nam...on arrête là...

Alors voilà, le Viêt-Nam c'est déjà fini pour nous, après 6 jours passé dans ce si beau pays. Deux journées très dures nous ont fait prendre la décision de ne pas poursuivre l'aventure, car nous n'avions plus l'énergie ni l'envie d'être toujours sur nos gardes, pour ne pas avoir de mauvaises expériences. Quand la confiance est mise à rude épreuve il est difficile de la retrouver. Bien sûr ce que nous allons vous conter sont des évènements bien personnels que nous avons vécu et cela ne veut pas dire que certains ne vivent pas de merveilleux moments dans ce pays, d'ailleurs nous en avons vécu plusieurs, même en peu de temps. Nous connaissons aussi plusieurs familles tourdumondistes qui n'ont pas eu de problèmes particuliers.

Alors voilà, après avoir vécu 3 merveilleuses journées de croisière et d'expéditions à la Baie d'Halong, que nous présenterons bien sûr dans un prochain billet (car c'est l'image que nous voulons garder du Viêt-Nam), nous avons vécu les deux journées les plus difficiles depuis le début de notre voyage, à tel point que nous avons décidé de changer cette partie de notre itinéraire et nous en aller en Thailande. 

Les problèmes ont ainsi débuté à notre retour d'Halong. En effet, lors de nos deux premières journées au Viêt-Nam, nous avons logé dans un hôtel du vieux quartier d'Hanoi, qui est le plus fréquenté par les touristes. Nous avons eu un bon séjour et le personnel était sympatique. Pour notre visite de la baie d'Halong, nous avions réservé un petit voyage organisé avec une agence de voyage qui nous permettait de faire plusieurs activités très intéressantes pendant ces trois jours. Comme il fallait voyager léger, nous avons fait comme la plupart des gens, nous avons demandé à notre hôtel la possibilité de garder une bonne partie de nos bagages pendant notre absence et en contre-partie, nous leur avons réservé deux nuits supplémentaires pour notre retour. Le manager nous a dit qu'il n'y avait pas de problème et que ceux-ci seraient déposés dans un local sécuritaire de l'hôtel. Comme c'est une pratique courante, nous avons fait confiance. Toutefois, nous nous étions quand même assurés de mettre un cadenas à chacune de nos deux valises, par contre le sac à dos de Julie cela n'était pas possible d'en mettre. Nous avions donc réunis ce que nous avions besoin pour quatre pendant trois jours dans mon sac à dos. Ainsi, une fois de retour de notre périple, nous nous sommes fait déposer à notre hôtel et nos bagages nous attendaient dans la même chambre que nous avions séjourné. Par contre, le manager nous a informé qu'il n'avait pas la clé, car celle-ci avait été perdue...mais qu'il en aurait une dans les vings minutes, nous pouvions quand même aller dans notre chambre, car celle-ci était ouverte. Dès que nous sommes entrés et que nous avons vu nos bagages, nous avons tout de suite réalisé qu'un petit sac que nous avions en plus semblait à moitié vide. On y avait mis un petit sac à dos glacière et quelques affaires. Julie est tout de suite descendue pour demander ou était le reste de nos affaires, mais personne ne semblait le savoir. Elle est remontée et a ouvert son sac à dos pour tout de suite s'apercevoir que celui-ci avait été fouillé et qu'il manquait quelques habits. Un horrible sentiment s'est tout de suite emparé de nous. Dans un premier temps, nous avons regardé nos valises et les cadenas étaient bien en place, mais en les ouvrant, nous nous sommes tout de suite aperçu que tout était en désordre et que celles-ci avaient elles aussi été visitées et qu'il manquait plusieurs affaires. Nous avions bien sûr prit avec nous ce qui avait le plus de valeur,comme tout notre électronique, papiers importants et cartes de crédits. mais quand nous avons commencé à faire un premier inventaire, beaucoup de choses nous avaient été volées et certaines avec des valeurs sentimentales. Ainsi, tout nos petits achats du Japon avaient disparus, notamment les petits cadeaux que nous avions achetés aux enfants de nos proches et aux nôtres et surtout le fameux toutou Picatchou de Gaël, que nous avions eu tant de mal à trouver à Tokyo et que nous n'avions pas prit avec nous :(

Picatchou 1

Donc finalement, nos quatre bagages avaient été tranquillement fouillés et nous avons été volé de plusieurs habits de Julie et des garçons (étrangement aucun des miens, ils ne devaient pas être au gout du voleur...), plusieurs choses de notre trousse de soins (pensements, thermomètre, plasters,), quelques médications dont celles contre le mal en altitude de Julie et moi, des produits cosmétiques, la trousse d'école avec tous les crayons, feutres, effaces, etc, les balles des enfants et leur frisbee, le siège auto portatif et encore d'autres petites affaires. Nous sommes bien sûr immédiatement descendu voir le manager de l'hôtel pour lui demander des explications. Celui-ci, avec ses deux employés, nous ont dit qu'ils ne savaient pas ce qui s'était passé, que eux aussi s'était fait voler la veille par un client vietnamien et que c'était probablement lui qui avait fait cela. Quand nous les avons questionné à savoir si nos bagages étaient dans un lieu sécurisé, ils nous ont répondu que oui, mais quand nous sommes montés voir, nous nous sommes aperçus qu'il n'y avait pas de cadenas au local. Ils ont eu l'air surpris et ont baragouiné quelque chose. Comme nous n'obtenions pas de réponses satisfaisantes de leurs part, nous avons demandé qu'ils appellent la police (ce que l'on fait habituellement dans ce genre de cas dans la plupart des pays...). Ils ont accepté et ont également contacté la propriétaire de l'hôtel. Celle-ci nous a rejoint et s'est confondue en excuse et nous a proposé de nous héberger les deux nuits gratuitement. Nous lui avons dit que nous n'avions plus confiance en cet hôtel, mais en même temps c'était déjà le soir et nous ne nous voyions pas quitter les lieux avec les enfants, pour chercher quelque part d'autres ou dormir. Nous avons accepté et attendue la police. Pendant que j'étais dans la chambre avec les enfants, c'est Julie qui est allée rencontrer le policier et là nous avons réalisé que nous étions au Viêt-Nam. Il a commencé à dire à Julie qu'est-ce qui prouvait qu'on nous avait prit ce que nous avions écrit sur la liste que nous avions rédigée (bien sûr il parlait vietnamien et c'est le manager qui traduisait). Finalement, il a nommé qu'il fallait passer au poste de police le lendemain pour faire une déclaration. Nous avons donc fini la soirée bouleversé, en colère,  mais sans que cela paraisse vis-à-vis des enfants pour ne pas les inquiéter. Ils étaient déjà assez déçus de s'être fait voler leurs affaires. Ils nous posaient plusieurs questions pour savoir pourquoi la personne avait fait celà... De notre côté nous avions de gros doute sur l'honnêté du personnel de l'hôtel et nous avions la désagréable impression de se faire mener en bâteau...

Il faut ajouter que ce soir là, nous avions aussi une autre préoccupation, toute aussi importante. En effet, Loïc avait de nouveau ses problèmes de constipation et cela faisait déjà 8 jours qu'il n'avait pas été à selles (malgré sa poudre laxative). Nous avions prévu que si rien ne se produisait d'ici le lendemain, nous n'avions pas le choix d'aller à l'hôpital, car nous devions partir pour quelques jours dans les campagnes vietnamiennes, loin des services de santé. Avant de quitter Hanoi, nous devions absolument régler ces deux choses, soit la déclaration à la police pour essayer de se faire peut-être rembourser par notre assurance et les problèmes de Loïc. (On pourrait ajouter aussi donner notre linge sale à laver, car nous n'avions plus grand chose de propre, mais on ne savait plus trop à qui faire confiance sur le moment). Finalement, nous nous sommes couchés et nous avons heureusement réussi à dormir un peu, car nous étions très fatigués.

Le lendemain matin, Julie est allée faire quelques achats pour compenser ce que nous avions le plus besoin qui nous avait été volé, comme tout ce qui touche aux soins de santé et les affaires pour l'école. Le manager de l'hôtel a proposé d'accompagner Julie au poste de police pour la traduction, mais nous lui avons dit qu'avant cela nous avions à aller à l'hôpital pour Loic, ce que nous avons finalement fait en début d'après-midi. Nous sommes allés à l'hôpital français d'Hanoi et là en 1 heure tout était réglé ! les paperasses administratives pour avoir une consultation, l'attente pour voir une pédiatre, la réception de la médication, et le traitement donné par l'infirmière pour que Loic fasse ce qu'il avait à faire... Nous étions soulagé d'avoir réglé ce premier problème.

Une fois de retour à l'hôtel, Julie est allée comme prévu au poste de police avec le manager et moi je suis resté dans la chambre avec les enfants. C'est pendant l'attente de son retour que j'ai commencé à penser que sous le coup de l'émotion et dans l'empressement de régler nos problèmes, nous n'avions peut-être pas fait la bonne affaire en s'adressant à la police de ce pays, qui est dans les plus corrompue au monde. En Thaïlande il existe la police touristique pour protéger les étrangers, mais pas au Viêt-Nam... Les plus de deux heures de son absence ont été très longues et j'ai commencé à me faire pleins de scénarios. Heureusement, au moment ou je suis descendu à la réception pour savoir s'ils avaient des nouvelles, je l'ai aperçu qui revenait. À l'expression de son visage, j'ai vite compris que cela n'avait pas été facile. Elle a d'abord du compléter un document relatant les faits en anglais, mais à coté de questions écrites en vietnamiens qui lui étaient traduites. Puis, tout ce qu'elle a marqué en anglais a été recopié en vietnamiens sur une feuille semblable qu'elle a dû signer, sans comprendre ce qui était écrit. Encore là, les policiers (ils étaient 8 à un moment donné...) remettaient en question les montants approximatifs qu'on avait écrit sur la valeur des objets volés, qui étaient pourtant très proches de la réalité. Finalement, Julie a pu revenir à l'hôtel avec le manager, mais celui-ci nous a expliqué qu'il ne pouvait pas nous donner une copie des documents, autant celui en anglais qu'en vietnamien, car le policier devait passer à l'hôtel dans la soirée pour y apposer le tampon officiel !!! 

Quand nous nous sommes retrouvés les deux dans la chambre, nous avons réalisé que nous n'aurions probablement jamais dû nous adresser à la police de ce pays, car nous avions l'impression que toute une magouille était en train de s'organiser et qu'on allait surement nous demander de l'argent pour obtenir les papiers. En plus, Julie était de plus en plus inquiète du document en vietnamien qu'elle avait signé, n'étant pas certaine de ce qui y était inscrit. Elle avait bien refusé d'en signer un autre qu'on lui avait présenté, car il ne lui était pas traduit, mais celui-là elle n'avait pas vraiment eu le choix. On commençait à ne plus trop se sentir en sécurité dans ce pays, alors nous avons décidé de préparer tout nos sacs et de quitter la ville le plus tôt possible le lendemain matin. Nous n'avions pas encore décidé si nous allions simplement ailleurs au Viêtnam ou dans un autre pays. Finalement dans la soirée, un membre du personnel de l'hôtel est venu nous apporter la copie en vietnamien, que le policier venait de tamponer sans demander à nous voir, mais aucune nouvelle de la version en anglais. Il nous a également demandé à quelle heure on pensait partir le lendemain car le manager voulait nous parler. Une fois les enfants couché, nous avons passé un moment de la soirée à essayer de déchiffrer ce qui était écrit à l'aide de google traduction. Bien sûr ce n'était vraiment pas clair, mais finalement ça nous a permis d'avoir une idée générale du contenu et selon Julie, cela semblait quand même correspondre à ce qu'elle avait écrit. Par contre on ne comprenait pas pourquoi ils nous remettaient cette copie et non celle en anglais.

Finalement, après une deuxième nuit courte, nous n'avions plus envie de poursuivre notre voyage dans ce pays, avec toujours la désagréable impression qu'il pourrait nous arriver quelque chose de désagréable, surtout avec les enfants. Une fois levé à 7h, nous avons lu que plus au sud du pays, là ou nous pensions allés, on annonçait une semaine de pluie. Nous avons donc décidé que nous allions monter dans le premier taxi, direction l'aéroport et que nous achèterions nos billets pour Bangkok une fois rendu. À 7h30 nous avons quitté l'hôtel, sans oublié de demander une confirmation que nos deux nuits étaient gratuites, embarqué dans un taxi Uber et à 8h15 nous étions à l'aéroport. Nous avons pu acheter des billets pour un vol pour Bangkok pour 12h15, ce qui était parfait pour nous.

Et voilà, nous sommes maintenant en Thailande dans ce pays que l'on connait bien, fatigué mais soulagé de ne plus avoir à se soucier si on va être victime d'une arnaque ou non. Cela n'aurait peut-être pas été le cas, on ne le saura jamais, mais on ne le sentait pas et on c'est toujours dit qu'on essayerait d'écouter notre instinct pendant le voyage, c'est ce que l'on a fait. Nous sommes quand même tristes de finir ainsi la visite de ce pays, car il y aurait tant de belles choses à découvrir encore et en dehors de notre mésaventure, nous avons beaucoup aimé ce que nous avons vu et fait.

 

Commentaires (2)

Julie Habel
  • 1. Julie Habel | 06/11/2017
Hey boy comme je vous comprends! J'ai fait ça si souvent laisser mon sac à l'hôtel pour partir en excursion qqes jours .... j'imagine trop bien comment vous vous êtes sentis
Melmelboo voyage
  • 2. Melmelboo voyage (site web) | 04/11/2017
J'imagine très bien ce que vous avez pu ressentir et il est probable que face à une telle situation nous aurions pris une décision similaire. Bon courage pour la suite, en espérant que vous retrouviez rapidement vous marques !

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